DISNEY STORE ET TEO FRANCE , UN 1er REBOISEMENT

En fin d’année 2009, Graine de Forêt signait un protocole d’accord pour un reboisement sur la commune de Garein avec l’association TEO France et Disney Store, tous deux sensibilisés par les dégâts de la forêt landaise après le passage de la tempête Klaus.

Un projet d’envergure pour ce vendredi 9 avril: 8000 arbres plantés par 400 enfants.

Des classes de la Communauté de Communes du pays d’Albret et de l’école St Médard de Mont de Marsan s’étaient mobilisées pour cette journée.
Tous ces jeunes enfants étaient encadrés par les élèves du Lycée Agricole de Sabres.
Des plus petits aux plus grands, chacun s’est impliqué dans cette plantation de pins maritimes. Ce geste ludique prenait une valeur des plus symboliques : petits forestiers aujourd’hui, ces enfants devenaient les acteurs de la forêt de demain.

Une première note d’espérance dans ce paysage dévasté !



LA TEMPÊTE KLAUS

Le 24 janvier 2009, la tempête "Klaus" s’engouffre dans le plateau landais à plus de 170 km/h.

Une forêt abattue, des géants qui agonisent.

Pourquoi la forêt des Landes de Gascogne est-elle vulnérable aux vents ?
  • Deux facteurs déterminants et incontournables : l’eau et l’alios, qui bloquent l’enracinement pivotant du pin maritime. Rappelons que la nappe phréatique ne se trouve qu’à quelques centimètres de la surface du sol et qu’avant la loi du 19 juin 1857 les marais régnaient en maîtres.
  • La situation de notre région. Le massif forestier se trouve dans le fond du golfe de Gascogne, coincé par le mur des Pyrénées. Cette topographie oblige et favorise les vents violents ou non à souffler sur ce vaste océan vert.
Bilan au printemps 2010
La tempête Klaus a dévasté 350000 ha dont 230000 ha ont été détruits à plus de 40%. Ce qui représente 37 millions de m³. Quatre millions de m³ ont été stockés sous arrosage.
Pour la fin de l’année, on souhaiterait que 40 000 hectares soient nettoyés prêts à être reboisés.


CONSÉQUENCES

Ces millions de m³ de chablis (bois abattus par le vent) sur le sol landais entraînent de graves conséquences.
  • La dépréciation du bois, la cassure de rotation des cycles de culture, le manque crucial de bois dans les prochaines années, provoquent le déséquilibre de l’économie du bois et ses filières.
  • La remontée du plan d’eau. Bien qu’assainie par un large réseau d’écoulement, la forêt garantit aussi la salubrité des landes par l'importante évapotranspiration qu'assurent les pins.
  • La diminution du puits de carbone.
  • Un déséquilibre phytosanitaire.
  • Le danger des incendies.
  • La dégradation des routes.
En début de l’année 2010, les chenilles processionnaires ont fragilisé les pins.
Aux premières chaleurs on observe un cortège de scolytes (ips, hylobes…) se reproduisent très vite se nourrissant du liber. Dès lors les pins perdent leurs écorces et meurent.
Ces insectes s’attaquent aussi aux jeunes arbres de 5 à 10 ans épargnés par la tempête.
Quant au fomès, champignon nuisible, il prolifère insidieusement lors des croquages de souches.


RECONSTRUCTION

L’appel de la forêt des Landes
Aujourd’hui, après le désastre provoqué par "Klaus", il y a nécessité à :
  • Encourager le reboisement,
  • Reconstituer le massif forestier,
  • Repenser la révolution de cette forêt de production,
  • Réorienter la recherche génétique du pin maritime pour un arbre moins fragile aux vents…Moins haut ?
  • Changer d’essence ? Le sol landais est un podzol.
De tout temps les hommes affrontent le gel, les incendies, les tempêtes qui détruisent la forêt.
Grâce à leur capacité d’adaptation, leur ténacité, leur courage, le reboisement du massif n’a jamais cessé.
Responsables d’un environnement, ils sont les acteurs vivants d’une économie et d’un patrimoine culturel.
La foi du sylviculteur fera que cette forêt renaîtra.

Après la tempête l’exploitation de la biomasse est un secteur en pleine expansion dans le secteur des énergies renouvelables soit par transformation de tous les rémanents et souches sous forme de plaquettes ou de granulats pellet, combustion de la biomasse, soit par récupération de la vapeur d’eau pour fabriquer de l’électricité.