Contenue dans le triangle de trois départements - Landes, Gironde et Lot et Garonne - les Landes de Gascogne affirment une identité très particulière. Pays de sable. Pays d’eau. Pays de vent.
Implanté sur le littoral depuis plus de 5000 ans, un arbre pousse naturellement :
le Pin Maritime - pinus pinaster - .
Dès l’antiquité le pin maritime des forêts primaires littorales est exploité pour son bois, goudron, poix, résine et charbon.
Au XVIIe siècle sous l’intendance de
Colbert, la culture des pins se développe pour satisfaire les besoins de la marine en goudrons et résines.
Le XVIIIe siècle sera marqué par une préoccupation environnementale, bloquer l’avancée des sables. Des frères Desbieys à Nicolas Brémontier, chacun a le souci de fixer les sables des dunes littorales. Dès lors une plantation de pins s’étend sur le cordon dunaire de Bayonne à la pointe de Grave en Gironde. Cette forêt va jouer un rôle de protection.
Au XIXe siècle,
la loi du 19 juin 1857 de Napoléon III, transforme le paysage de la lande. Assainissements des marais et mise en culture de pins maritimes. Entraînée par la révolution technologique du XIXe siècle, les Landes de Gascogne s’ouvrent à une économie de marché. Bois pour l’industrie minière et du chemin de fer et surtout exploitation de la résine qui donne au pin des Landes son nom : l’arbre d’or.
La forêt de production est en marche. 200000 hectares de forêt recensés en 1830, 900000 hectares en 1930.
Dès 1925 le bois de pin maritime est exploité pour la cellulose suite à l’abandon progressif du marché de la gemme.
Installation des papeteries dans le Sud Ouest, évolution industrielle, nouvel essor économique.
Après les grands incendies de 1940 à 1949, la forêt est cultivée de manière raisonnée. La pigniculture.
Surveillance et pistes d’accès par la
DFCI, recherche génétique, amélioration technique, ligniculture, gestion durable, forêt certifiée PEFC.
Aujourd’hui les Landes de Gascogne, 1 200000 hectares, représentent le plus grand massif forestier cultivé d’Europe de l’Ouest, produisent 9 millions de m³ de bois par an, assurent 34000 emplois. Ses 800000 hectares classés
PEFC en font la première forêt de France certifiée pour sa gestion durable.